Être designeuse, c’est repenser les rapports de bien commun, de matrimoine, d’équité et de circularité.

Je considère l’éco-design, l’éco-conception et l’économie circulaire comme des boîtes à outils au service d’une transition écologique, sociale et solidaire.

L’analyse du cycle de vie me permet de comprendre les impacts d’un produit dans sa globalité : extraction des matières premières, fabrication, distribution, usage, fin de vie.

Cependant loin de me limiter à l’amélioration de l’existant, comme changer la matière, je privilégie aujourd’hui les ruptures d’usage, afin d’imaginer d’autres façons de produire, consommer et vivre.

S’implanter localement

Nous consommons de nombreux objets dont les matières premières sont extraites aux quatre coins de la planète : mon téléphone, mon jean, ma gourde en inox …

Au-delà de la pollution liée aux transports, cela nous interroge sur les inégalités d’accès aux ressources et sur l’appropriation des richesses.

Il est donc essentiel de penser en termes de localité, pour soutenir les acteur.ices et communautés locales et favoriser une répartition plus juste des ressources et des biens.

#économiesociale et solidaire #économie de fonctionnalité #local

Prendre le temps

Concevoir des objets qui durent… mais sur quelles temporalités ?

Le gobelet en carton se consomme et se jette après 10 minutes d’utilisation. Pourtant, si l’on considère toute la chaîne de fabrication, il aura fallu plusieurs mois pour le fabriquer… et des dizaines d’années pour que les arbres atteignent leurs maturités.

Cette disproportion nous oblige à questionner nos échelles de temps, nos rythmes de production et nos habitudes de consommation. Et si on désignait aux rythmes des vivant.es ?

Penser ensemble


Cela nous amène à une notion essentielle : designer pour le commun, l’inclusif et le vivre ensemble.

Un matrimoine matériel ou immatériel partagé par les communautés humaines et non humaines, nécessaire à la vie, au bonheur et à l’épanouissement collectif.