Être designeuse, c’est repenser les rapports de domination sur les écosystèmes et les vivant.es non humain.es.

J’aime repenser nos liens aux vivant.es à travers les “matières premières”, si précieuses en design.

On dit souvent : De quoi est fait cet objet ?.
Mais ne devrait-on pas plutôt demander : « De qui est-il issu ? »

Un gobelet en carton est fait de bois, oui … mais surtout, il est issu d’un chêne et d’un écosystème forestier

La vie qui nous entoure, les ressources nécessaires à la vie de nos communautés humaines, existe grâce aux vivant·es qui composent les écosystèmes. Iel·les nous offrent des services essentiels : de l’oxygène, de l’eau, de la nourriture, des habitats, la régulation du climat… les fameux services écosystémiques.

Pourtant, les entreprises, les acteurs financiers et les décideurs politiques ont longtemps ignoré leur valeur réelle car beaucoup de ces services ne sont ni échangés sur les marchés, ni monétisés.

Et pourtant, 72 % des entreprises européennes dépendent directement de la biodiversité. (Banque Centrale Européenne)

Toute matière première possède une valeur économique évidente, de par sa matérialité et sa symbolique, car elle devient souvent un pilier de l’image de marque.

Mais alors :

  • Comment prendre conscience de nos interdépendances aux vivant·es ?
  • Comment reconnaître la valeur aux vivant·es à travers tout le cycle de vie d’un objet ?
  • Comment co-designer avec et pour les vivant·es et les actant·es non humaines ?

Protéger les vivant·es, c’est contribuer à la résilience des communautés humaines et non humaines qui en dépendent.